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****Rester Dans Le Trouble ****

récit - installations - performances


 

Si la pratique de Wilfried Nail se partage entre différents médiums tels que la sculpture, les installations vidéos, le dessin, la photographie ou la performance, ses œuvres ont pour habitude de

questionner les notions de territoire et d'histoire, tout comme celles d'empreinte et de trace, de matière et de mémoriel.

Lieux de transferts ou de déplacements entre des objets et un répertoire plastique, environnements géologiques, sites culturels et autres contextes socio-historiques, les pièces de Wilfried Nail amalgament souvent le paysager, les rites et l'idée de vestiges, les images de no man's land urbains et de zones abandonnées et désertiques, le rebut et l'élément minéral. A la croisée entre art pauvre, formes brutes et minimales, réminiscences fossiles ou sédiments, noir et blanc de la pellicule ou du graphite, les productions de l'artiste mixent cendres et plâtre, béton et bois carbonisés, et participent d'une vaste mise en réseau aux dimensions organiques et impressionnistes.

A la manière de présences ou de fantômes, fruit de collectes ou de captations, de voyages et pérégrinations, le travail de l'artiste nantais tient tout autant d'une écriture du sensible et de l'atmosphérique comme d'une fabrique généralisée.

 

Après Soleil noir et Rituel et plaisir, présentés successivement à Madrid et Nantes, l'exposition de Wilfried Nail pour Bonus s'inscrit dans la continuité de son projet initié à la Casa Velasquez en 2018 mixant lecture et installations, intitulé Rester dans le trouble. Emprunté au titre du fameux écrit de Donna Haraway, Staying with trouble,1 ce cycle se développe à la façon du working in progress, prend sa source et s'orchestre à partir d'une fiction écrite par l'artiste qui réactualise le mythe de Don Quichotte, sur fond d'un monde dystopique. Re visitation et réappropriation du mythe de l'anti-héros, après Cervantès et Kathy Acker, double et figure de l'artiste plasticien et de ses conditions, le texte de Wilfried Nail propose un regard sur le monde contemporain à la façon de la fable déviante et déraillante.

Allégorie de la société économique du début du XXIème siècle, de son ère impériale et globalisée, et de ses féodalités, les aventures de ce nouveau picaresque constituent autant de variation sur les genres, satire et parodie punk, mêlant l'épique et l'onirisme, au travers de personnages chimériques. Comme écho au texte de la philosophe américaine, et à sa poétique et politique du vivant, Wilfried Nail prend le parti pris d'un récit composite et fragmenté, aux textures et temporalités hétérogènes, qui encapsule display de monstration et performance. Clin d'oeil, illustration et problématisation de la ramification d'histoires et de temps pluriels, d'une conscience hybride et tramée des éléments et de l'humain, de la biologie et de l'anthropocène, l'artiste s'inspire de ces références tel un fil rouge.

A Bonus, à la façon d'une troisième séquence, Chapitre 3 Zombi convie le visiteur dans un espace interlope et frontière, où les mondes invisibles, l'énigme et les signes prennent des naturalités et des états selon différents lieux du globe et du temps. Ecosystème aux sources et symboliques cosmopolites, l'exposition compile différentes matérialités, entre volumes, clichés et formes dessinées, et présenterait l'univers de la chamane Aïa, personnage directement issu du Don Quichotte de l'artiste.

Endroit de passage entre les vivants et les morts, de transformation ou de métamorphose à l'image du four chamanique présenté, Chapitre 3 Zombi s'envisage entre réel et mythologie, focale documentaire et artefact, le cabinet de curiosité et la muséographie.

Entre des sculptures totémiques, cailloux déchets d'anciennes sculptures, les captations de symboles et hiéroglyphes indiens du Nouveau-Mexique, des dessins de cendres humaines préhistoriques provenant de Tunisie appelés Ramadia et les silhouettes de tombes colorées et sans corps photographiées en Mauritanie, Wilfried Nail dresse un panorama hanté et immersif.

 

 

En regard d'une actualité théorique et des textes d'Isabelle Stengers ou de Vinciane Despret, et jouant sur la confusion des réalités et des fictions, Wilfried Nail interpelle les contextes de l'art par glissements, et interroge les rituels et une certaine pensée du corps, du sacré, des cosmogonies et du païen. A l'instar de la performance du collectif Machoire, duo formé avec Benoît Travers, et dans ce jeu entre un décor et des accessoires, la scénographie et le white cube d'une exposition, Rester dans le trouble et Chapitre 3 Zombi s'appréhendent comme les esquisse et les prémices d'un possible et futur opéra en devenir.

@Fréderix Emprou, 2022

point contemporain

 

 

___________________________________________________________________

1« Ainsi staying with the trouble est pour moi une formule qui affirme cette évidence : nous héritons de tellement d’histoires que nous avons à apprendre à vivre avec, nous sommes façonnés par elles. » *

 

* Habiter le trouble avec Donna Haraway, éditions Dehors, 2019, (Le rire de Méduse. Entretien avec Donna Haraway, par Florence Caeymaex, Vinciane Despret et Julien Pieron)

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chapitre III - zombi, 2022

Installations

Dimension variable

Il est une forme                                   animal

                                        qui

                                   marche

sans but

accompagné par un décor

                                            décrépit

                                     et sensible

à aucun charme

                   ses rêves

ralentissent         

                       

 

                               dans des nuits

                                                         épaisses

au milieu d'un paysage de couloir sales

sans instructions

pour affronter la solitude

À force de ne vouloir voir

il s'est habitué à la laideur

une laideur devenu familière

tout a sacrement basculé

sa pénombre à la lourdeur d'un rêve qui

ne s'avale pas

Il s'accroche à une tragédie

étrange  

 

nourrit par ses passions déglinguées

                                                                          d'exil

comme une sorti                       de récit

*****

Il lutte

pour rien

il lutte

Il lutte pour que rien ne vieillisse

pour que rien ne vieillisse dans sa mémoire

il lutte

il lutte contre le temps

contre l'oubli

il lutte

 

il lutte mais il reste en rade.

il lutte

 

il lutte et il est proche de tout et étranglé à tout

il lutte

il lutte et rien ne lui appartient,

il lutte

il lutte et il est ici chez lui

il lutte

il lutte et Il foule sa mémoire

pour retrouver des mots à mettre

sur ce qu'il a                              perdu

*****

​​

ne parvenant

pas

à jouir

extrêmement seul

le silence sombre

de sa solitude

le dégoûte

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Quand l’art et la politique avancent main dans la main, il arrive que toute la force fictionnelle de l’un culbute sur l’autre, qu’ils s’empièrgent ensemble à la surface d’une réalité plate. Là où nous avons cru que l’art était un Don Quichotte dont les visions et les gestes valent mieux que les faits et leurs conséquences, d’autres pensent que le monde des représentations n’est qu’une occultation de plus, que l’art ne peut être exutoire ni la poésie prolétaire. Wilfried Nail, lui, réinstruit à sa manière le procès de la fiction.

Quant au cultissime et ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche, on pourrait voir en lui un prototype de l’artiste contemporain – primat de l’idée, abattage des conventions, pugnacité de l’engagement. C’est en tout cas ainsi que l’envisage l’artiste Wilfried Nail qui en fait la figure centrale d’un projet au long cours intitulé Rester dans le trouble. Initiée lors d’une résidence de trois mois à la Casa de Velásquez à Madrid à l’automne dernier, la fable qu’il continue de dérouler depuis met en scène l’anti-héros espagnol. Le personnage du XVIIème siècle renaît en 2008, en pleine crise financière. Il va traverser une série de rencontres et de péripéties qui se retrouvent parallèlement dans un texte et dans une série d’œuvre. Hommage et pastiche , l’œuvre de Miguel de Cervantès reparaît nourrie de science-fiction, d’onirisme, et de références à l’histoire de l’Espagne moderneet aiguisée d’un langage vert. Si l’on avait oublié que derrière l’image d’Épinal du pourfendeur de moulins se maille une satire politique, le projet de Wilfred Nail nous le rappelle dans un récit allégorique à l’humour caustique.Loin du Pierre Ménard de Borgès, sa réécriture est une actualisation profonde et subjective des péripéties du Quichotte. Arrivé à devoir choisir entre se laisser porter par l’oisiveté ou bifurquer vers l’aventure, son héros aura penché, à tout prendre, pour la seconde option. Il part en idéaliste affronter l’adversité et l’injustice. En voyageur temporel, il croise sur sa route les anarchistes espagnols du début du XXème siècle ou le mouvement libertaire et féministe des Mujeres libres.

Apparaît aussi Georgette, une référence à Georgette Kokoczynski, militante libertaire française engagée comme volontaire en Espagne où elle mourut en 1936, à 29 ans. Le fantôme de Kathy Acker est aussi convié, écrivaine et essayiste américaine, féministe et punk ; un clin d’œil à celle qui, il y a trente ans, avait plagié Cervantès en faisant de son héros une femme1.

Aux côtés de la sorcière-chamane Aia,le Don Quichotte de Wilfried Nail devient un Forrest Gump fantasque, traversant presque par hasard les grands moments de l’histoire et des idéologies. Parmi ses ennemis, les chimères à deux têtes de l’autoritarisme et du capitalisme : les « franquistobastardes » et les « multinatio-mâles », les « traders-monstros », et les

« magiciens-superbank ». Il renvoie aussi à la littérature selon Arthur Cravan, la poésie sur le ring et reste fidèle à ces personnages ambivalents, récupérables par tous les mouvements selon les besoins du moment. L’écriture, sur un ton et une scansion très libres, entremêle les genres narratifs. Les personnages assènent, répètent, insistent – obstination de la tête de cortège, méthode d’auto-persuasion ou simple plaisir de la litanie. Quoi qu’il en soit, le parti est pris de préférer le récit initiatique au manifeste, la fiction à la démonstration.Après une première présentation à la Casa de Velásquez, le Musée Dobrée expose à son tour des œuvres créées en écho à ce récit. Elles continuent sa progression sur la zone grise où se mêlent réalité et fiction, héros du passé, paysage présent et présages du futur. Le texte deRester dans le trouble, qui emprunte son nom, avec l’ambiguïté de la traduction, à l’ouvrage de Donna Haraway Staying With The Trouble, comptera trois chapitres. Alors qu’à Madrid était présentée Soleil Noir, la première partie du premier chapitre, à Nantes est présentée la partie 3 bis, Rituel et plaisir, un épisode dans lequel Don Quichotte subit une correction érotico-politique de la part de son amante Aia.

Pour ce qui est du rituel, l’installation réalisée par Wilfried Nail se présente comme un conciliabule de mégalithes. Cinq hautes silhouettes rectangulaires assemblées autour d’une large plaque ronde posée au sol font face à un pupitre où repose le livre qui compile l’histoire. Ces stèles peuvent apparaître comme des entités indistinctes, des vestiges d’une cérémonie primitive façon Stonehenge, ou comme le mobilier chamanique du personnage féminin. Le cercle, jouant de la même ambivalence, dessine un astre en même temps qu’un trou noir. Mais les formes érigent dérivent avant tout des parties d’échafaudages où se fixent les filets antichute, tandis que le disque au sol évoque la chute elle-même. L’artiste a coulé les éléments de béton dans des coffrages de bois brûlé qui les ont imprégnés de leur texture et de leur matière carbonisée. Souvenir lointain du brutalisme, cette composition emprunte à des éléments de construction de villes et de buildings, tout autant qu’aux formes de leur ruine.

L’installation concilie la fonction du personnage et celle du lecteur, conçue à la fois comme le décor de la scène où Quichotte et Aia s’ébattent et comme un l’environnement où les visiteurs peuvent consulter l’ouvrage, au croisement de deux espace-temps. Le livre mis en page par Marine Leleu2, camarade de résidence, a littéralement le format d’une brique. Le texte y est illustré par des photographies prises dans des villes-fantômes espagnoles, abandonnées avant d’avoir été achevées. Elles en font un inventaire de détails : les bouches d’égout béantes et obstruées à l’improviste ; l’asphalte fissuré où se propage à nouveau la végétation, la surprise d’une forme sculpturale au milieu des décombres, échantillons de paysage où se tiraillent le durable et le vulnérable. Ces images jouent parfois de l’ambivalence des formes pour les faire migrer de la réalité au mirage, comme lorsque la photographie d’un simple poteau de béton laisse l’œil y voir un totem. Elles se réfèrent aussi à l’origine du projet. En 2013, alors qu’il voyage en Espagne, Wilfried Nail découvre ce que la crise de 2008 a fait au pays : le marasme immobilier, les chantiers désertés, les ruines d’immeubles jamais finis. Il avait alors enregistré le son d’ambiance de ces espaces, un silence à la John Cage, rempli d’une vie en négatif.

Opéra en devenir, le projet de Wilfried Nail se développe à tâtons, réduisant à l’épure et à l’équivoque ce qui se trame sur plusieurs niveaux de lecture dans le récit. Dans une grande entreprise de sape de la virilité mythique du chevalier, son Don Quichotte étouffe ses doutes identitaires dans les anxiolytiques. Grandeur ou misère, ce qui est en jeu est la possibilité de rester debout et d’explorer les formes de la résilience ; d’imaginer des révolutions non seulement sur le monde mais aussi sur son propre devenir. Comme les villes modernes, les personnages de Rester dans le trouble, phénix trashs, sont pris dans des cycles de destruction et de reconstruction. Tout commence par une chute, puis la mission que Quichotte doit accomplir consiste à faire que la parole advienne, que l’histoire s’écoute, que les paysannes soient prises pour des princesses, les ennemis pour des moulins ; que les yeux s’ouvrent sur une réalité tapageuse, révoltée, catastrophique, loufoque.

                                 

                                 Marilou Thiébault © 2019

1 ACKER, Kathy, Don Quichotte qui était un rêve, 1986 (édition originale)
2 http://marine-leleu.com/

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rituel & Plaisir, 2019

Installation

Dimension variable

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rester dans le Trouble, 2019

livre objet version 1

100cm x 30cm x 30cm

rester dans le trouble, 2019

récit  [extrait]

rester dans le trouble (extrait)

lecture performance

Off ART ô RAMA, 2019

Pièce sonore : Carlos De Castellarnau

Wilfried Nail confronte Don Quichotte en mêlant écriture et forme visuelle. Son installation SOLEIL NOIR est le premier chapitre d’une fable onirique au tournant de la littérature punk.

Fabienne AGUADO

DIRECTRICE DES ÉTUDES ARTISTIQUES ACADÉMIE DE FRANCE À MADRID / CASA DE VELAZQUEZ

rester dans le trouble - chapitre I - Carlos De Castellarnau
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realidad son complejos y vibrantes.

En parte quemada, la delicada estructura de la instalación, confrontada a la epopeya épica, se construye a partir de recuerdos de arquitecturas para evitar el colapso. Porque aquí todo es cuestión de colapsar, de caer y de levantarse.

L'installation Soleil Noir est le premier chapitre de la fable Rester dans le trouble. Cette fable acérée, onirique et fictionnelle se lit comme un poème sur le ring 1. Don Quichotte a découvert les trous noirs, l’expansion de l'univers, le voyage dans le temps. Défoncé aux anxiolytiques et perdu près de Guadalajara dans une ville fantôme issue de la crise économique de 2008, il croise Aia une sorcière-chamane vieille de 483 ans ; en déroute depuis la colonisation espagnole. Grâce au rituel d'amour d'Aia, des gigantesques ailes surgissent du dos de Don Quichotte. Il mue en Chevalier- Condor. Féru de lectures anarchistes espagnoles, en quête d’allégresse, de paix et de liberté, Don Quichotte part combattre les oppresseurs, qu'importe où et quand. Il s’attaque aux « franquisto- bastardes», aux « traders-monstros », aux « magiciens-superbank » et « aux mulitnatio-mâles ». En 1933 il rencontre les anarchistes catalans, les Mujeres Libres et Georgette.

Rester dans le trouble entremêle écriture et forme visuelle. C'est une installations narrative et fictionnelle, composée de petits morceaux de realitéet de fiction.

La frontière entre la fable et la réalité y est vibrante, trouble. En partie brulée, la structure épurée de l''installation, contre-pied d'une épopée épique, est construite à partir de souvenirs d'architectures pour empêcher la chute. Car ici tout est une question de chute, de cycle destruction et de relèvement.

Fabienne AGUADO
DIRECTRICE DES ÉTUDES ARTISTIQUES ACADÉMIE DE FRANCE À MADRID / CASA DE VELAZQUEZ

​​​​​​​​​​​​​​​​​

Título de la instalación: Soleil Noir, 2019

Madera quemada, técnica mixta

Dimensiones variables

 

 

La instalación Soleil Noir es el primer capítulo de la fábula Rester dans le trouble1. Esta ficción, afilada y onírica, se dispone como un poema sobre el ring 1. Don Quichotte ha descubierto los agujeros negros, la expansión del universo, lo que significa viajar en el tiempo. Machacado por los anisolíticos y perdido cerca de Guadalajara, en una ciudad fantasma fruto de la crisis economica de 2008, conoce a Aia, bruja y chamán de 483 años, desenraizada desde la colonización española. Gracias a un ritual de amor de Aia, unas alas gigantescas surgen de la espalda de Don Quichotte, quien se transforma en un Chevalier-Condor. Intrigado por las lecturas sobre anarquistas españolas, en búsqueda de libretad, paz y alegría, Don Quijote está dispuesto a luchar contra los opresores.Peleará con los « franquisto-bastardes», los « traders-monstros », los « magiciens-superbank », con los « mulinatio-mâles ». En 1933 conocerá a los anarquistas catalanes, a las Mujeres Libres, y a Georgette.

Rester dans le trouble entremezcla escritura y formas visuales. Es una instalación narrativa de una ficción, compuesta por pequeñas piezas de realidad y de la propia ficción. Los limites entre la fabula y la

1 Very Boxe, Arthur Cravan vs Jack Johnson, Barcelona 1916

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Soleil Noir, 2019

Installation

Dimension variable

Le son d'enregistrements de vides acoustiques réalisés dans les villes nouvelles fantômes espagnoles. Il est mixé avec un enregistrement réalisé à la périphérie de Saturne par la Nasa.

La diffusion se fait par un transducteur qui fait fibrer une planche de bois brûlée, et résonne dans une cimaise creuse.

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soleil noir - wilfried nail
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Objet de pouvoir, 2019

Bois brûlé, béton

40cm x 30 cm x 25cm

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Objet de pouvoir, 2019

série photographique

impression dcp blanc

50cm x 80cm

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